Un pour mille

Oui mais trois fois rien, c'est déjà quelque chose R.Devos

04 octobre 2014

La Bible, le Coran et la Science Maurice BUCAILLE

buc...

Les points de vue des exégètes sont sans équivoque.

Pour les chrétiens, on peut donner le schéma suivant : les livres de la Bible sont des livres inspirés. Dans le chapitre " La Révélation de la Vérité. La Bible et les Evangiles" de son livre " Mon petit catéchisme"1 M. Jean Guitton s'exprime ainsi : «Dieu n'a pas écrit, mais Il a fait écrire ces livres en soufflant aux apôtres et aux prophètes ce qu'il voulait nous faire savoir. On appelle ce souffle l'inspiration. Les livres écrits par les prophètes sont appelés "livres inspirés". »

Tous ces auteurs ont composé leurs écrits en s'exprimant à diverses époques selon les manières des hommes de leur temps, de sorte que dans la Bible on trouve différents «genres littéraires». Cette notion est de nos jours admise par tous et l'on ne s'étonne pas de trouver, dans l'Ancien Testament comme dans les Evangiles, à côté des sujets d'inspiration divine, des affirmations qui sont la traduction de certaines croyances profanes véhiculées par des traditions dont les origines sont bien souvent insaisissables. Tel est par exemple le cas de l'un des deux récits de la Création que nous offre la Genèse.

Si l'on se tourne à présent vers ce que nous enseignent les Exégètes musulmans on s'aperçoit qu'ils présentent le Coran tout autrement. Il y a quatorze siècles à peu près, dans une retraite de méditation des environs de La Mecque, Mohamed  reçut de Dieu par l'intermédiaire de l'Archange Gabriel, un premier message qui fut suivi, après une longue interruption, de révélations successives s'étalant à peu près sur vingt ans. Transcrits du vivant même du Prophète mais aussi récités parcœur par ses premiers fidèles et plus tard par de nombreux croyants autour de lui, tous ces éléments ont été rassemblés après sa mort (632 de l'ère chrétienne) en un livre appelé depuis lors le Coran. Il contient la Parole de Dieu, à l'exclusion de tout apport humain. La possession de manuscrits du 1er siècle de l'ère islamique authentifie le texte actuel.

Une particularité, rigoureusement spécifique du Coran, est l'existence, à propos des évocations de l'Omnipotence divine, d'une multitude de réflexions sur des phénomènes naturels de tous ordres : de l'astronomie à la reproduction humaine en passant par la terre, le règne animal et le règne végétal, sans parler de ce que le Coran relate sur la Création. L'existence de telles réflexions n'a pas pu ne pas attirer l'attention sur des sujets dont l'immense majorité n'est pas abordée dans la Bible, et a amené pour quelques autres, communs aux deux Ecritures, à faire des comparaisons intéressantes.

Des conséquences évaluables aujourd'hui résultent de cet état de choses.

A l'époque moderne où les progrès scientifiques ont permis d'acquérir, sur des phénomènes naturels, des notions définitivement établies et expérimentalement vérifiées (ce qui exclut ici les théories par essence changeantes), on a pu étudier quelques-uns de leurs aspects selon la Bible et les comparer avec les connaissances modernes. Le résultat à été très net : pour des questions comme la formation de l'Univers(le récit de la Création), la date de l'apparition de l'homme sur la terre, le Déluge universel (et sa situation dans le temps), il est patent que les écrivains bibliques (et parmi ceux-ci des Evangélistes, en particulier Luc à propos des Généalogies de Jésus) ont exprimé des idées de leur temps incompatibles avec les connaissances modernes. Aujourd'hui il est impossible de ne pas admettre l'existence d'erreurs scientifiques dans la Bible. Compte tenu d'ailleurs de ce que les Exégètes bibliques nous ont enseigné sur le mode de composition des livres judéo-chrétiens, comment ces derniers auraient-ils pu ne pas contenir d'erreurs scientifiques ? Aussi peut-on dire avec M. Jean Guitton: « Les erreurs scientifiques de la Bible, ce sont les erreurs de l'humanité, jadis semblable à l'enfant qui n'a pas encore la science ». Ainsi les conceptions des Exégètes chrétiens sur les textes bibliques apparaissent en parfaite concordance avec ce que nous apprennent aujourd'hui les sciences sur la non-conformité avec elles de certains aspects de leur contenu.

En est-il de même des affirmations des Exégètes musulmans sur la « Révélation coranique » (opposée à l'  « Inspiration biblique »)? Va-t-on trouver dans le Coran des énoncés traduisant des idées de l'époque mais qui seront plus tard en contradiction avec les connaissances modernes ? Ici, nous l'avons dit, il existe une multitude de réflexions sur les phénomènes naturels d'où la multitude des erreurs scientifiques qui auraient été a priori possibles en raison de la nature des sujets traités à cette époque d'obscurantisme scientifique (n'oublions pas que la révélation coranique est contemporaine approximativement du règne en France du roi Dagobert).

Après confrontation des données scientifiques avec les énoncés des Ecritures, j'ai présenté dans la première édition de ce livre en 1976 des conclusions qui constituèrent initialement pour moi une immense surprise : le Coran ne contenait assurément aucune proposition en contradiction avec les connaissances les mieux établies de notre temps et il ne laissait aucune place aux idées de l'époque sur les sujets traités. Mais, bien plus, un grand nombre de faits qui ne seront découverts qu'à l'époque moderne y sont évoqués, à telle enseigne que le 9 novembre 1976 je pus présenter à l'Académie de Médecine une communication sur les « Données physiologiques et embryologiques du Coran », ces données constituant, comme bien d'autres sur des sujets différents, un véritable défi à l'explication humaine, compte tenu de ce que nous savons de l'histoire des sciences. Ainsi les constatations de l'homme moderne sur l'absence d'erreurs scientifiques sont en harmonie complète avec les conceptions des Exégètes musulmans sur le caractère révélé du Coran, considération qui implique que Dieu ne pouvait exprimer une idée inexacte.

Ces réflexions sur les Ecritures Saintes et la Science ne relèvent nullement de conceptions personnelles. Les erreurs scientifiques de la Bible ne constituent pas une nouveauté. Ce qui est peut-être neuf est de les avoir largement exposées et expliquées par des considérations prises dans les travaux des Exégètes chrétiens de la Bible. Pour le Coran il n'y a pas opposition mais harmonie entre l'Ecriture et les connaissances modernes, harmonie humainement inexplicable.

1. Ed. Desclée de Brouwer, Paris. 1978.

 

Avant-propos extrait de "La Bible, le Coran et la Science; les écritures saintes examinées à la lumière des connaissances modernes" du Dr Maurice BUCAILLE. Livre téléchargeable en pdf ci-après.

Ce livre ne plaira pas... Plutôt un bon signe pour ceux qui méritent de le découvrir, ce qui est sûr c'est que je cite : "Les faits finissent toujours par s'imposer en dépit des résistances de ceux que leur mise en évidence embarrasse, agace ou choque."

 

 

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NB: La saisie initiale du texte de l'ouvrage du Dr Bucaille n'est pas de mon fait, on la doit à un certain Monsieur Rachid à en croire le nom de l'auteur du fichier Word - qu'il en soit ici remercié -.


Commentaires

    blablaterie

    Bonsoir vil barbaresque submaresnostrien ! alors on donne dans le bucailleisme ici ? ha ha ha…j’ai lu il y a pas mal de temps, mais je reviendrai histoire de donner mon avis ( tarif dégressif&spécial pour vous : rassurez-vous ma banque accepte les dinars !) donc on joue l’averroezienne par ici ? Avez-vous bien accordé votre oud en lām majeur, mon cher Jojo ?

    “…Puis donc que cette Révélation (qui est nôtre) est rigoureusement vraie et (nous) convie à pratiquer l’investigation rationnelle qui conduit à la reconnaissance de la vérité, alors que nous tous musulmans savons une fois pour toutes que l’investigation qui recourt au raisonnement démonstratif (tel que défini par Aristote) ne conduit à rien qui contredirait ce qui est énoncée dans la Loi révélée…“ Ibn Rushd Fasl Al Maqal

    À bientôt! T’halla Si’Jojo!

    Posté par Lord F-F, 02 novembre 2010 à 00:34
  • Aaahhh
    « Que voila donc une érudition titanesque et de bon aloi », votre augustesse très-au-dessus-des-biens-d’ici-bas-et-qui-acceptera-juste-ce-qu’il-faut-mais-alors-uniquement-parce qu’il-en-faut-de-dinars-que-j’ai-n’importe-comment-en-quantité-limitée bien le bonjour noble parmi les nobles du Nord.

    Youcef Chahine avait à l’époque fait un excellent film sur Averroès à l’usage des incultes comme ma pomme.

    A un moment un jeune, un peu disons… enthousiaste et très comment dire… plus jeune que ce que sa barbe aurait pu le laisser croire lui a dit, « Je veux répandre et enseigner au monde la vérité de Dieu ! »

    Ce à quoi Averroès aurait répondu : « Tu veux répondre la vérité de Dieu ? Parfait... Que sais-tu de la Chimie ? Que sais-tu de la biologie, de la philosophie, de la physique, de l’astronomie ? Car c’est aussi ça, la vérité de Dieu… »

    Bref, beaucoup d’amertume parfois, de me prétendre croyant en ce Dieu là et de rarement répondre à ses appels innombrables à observer, réfléchir, raisonner…

    Pour en revenir à Bucaille, que vous l’ayez déjà lu ne m’étonne pas plus que ça, mais je trouve quand même plutôt expéditif et même injuste votre « blablaterie »

    Oserez-vous dire à votre premier fan de submarenostrie, que même l’allusion à l’Apex vous laisse de marbre :

    — Sourate 36, verset 38 :
    { Le soleil vogue vers un lieu fixe qui lui est propre. C'est la détermination du Puissant, de l'Omniscient. }

    Lieu fixe est la traduction du mot mustaqarr. Il n'y a pas de doute que l'idée de lieu précis est attachée à ce mot.

    Comment se présente la confrontation de ces affirmations avec les données établies par la science moderne ?

    Le Coran donne au Soleil un terme évolutif et un lieu de destination. A la Lune il assigne aussi un terme. Il faut, pour comprendre le sens possible de ces assertions, rappeler les connaissances modernes sur l'évolution des étoiles en général, du Soleil en particulier et, par voie de conséquence, des formations célestes qui suivent nécessairement son mouvement dans l'espace, et dont la Lune fait partie.

    Le Soleil est une étoile dont l'âge est estimé à environ 4 milliards et demi d'années par les astrophysiciens. Comme pour toutes les étoiles, on peut définir pour lui un stade évolutif. Le Soleil est actuellement à un premier stade caractérisé par la transformation des atomes d'hydrogène en atomes d'hélium : ce stade actuel devrait théoriquement durer encore 5 milliards et demi d'années selon les calculs effectués qui donnent à ce premier stade, pour une étoile du type du Soleil, une durée totale de 10 milliards d'années. A ce stade fait suite, comme on l'a observé pour d'autres étoiles, du même type, une deuxième période caractérisée par l'achèvement de la transformation de l'hydrogène en hélium, avec pour conséquence la dilatation des couches externes et le refroidissement du soleil. Au stade final, la luminosité est fortement diminuée et la densité considérablement élevée : c'est ce qu'on observe dans le type d'étoiles auxquelles on a donné le nom de naines blanches.

    De tout cela ce qu'il faut retenir, ce ne sont pas des dates, qui ne sont intéressantes que pour donner une estimation approximative du facteur temps, mais ce qui ressort surtout est la notion d'une évolution. Les données modernes permettent de prédire que, dans quelques milliards d'années, les conditions du système solaire ne seront plus celles d'aujourd'hui. Comme pour d'autres étoiles dont on a enregistré les transformations jusqu'au stade ultime, on peut prévoir un terme pour le Soleil.

    Le deuxième verset cité ici (sourate 36, verset 3 évoquait le Soleil voguant vers un lieu qui lui est propre.

    L'astronomie moderne le situe parfaitement et lui a même donné le nom d'Apex solaire: le système solaire évolue en effet dans l'espace vers un point situé dans la constellation d'Hercule, dans le voisinage de l'étoile Véga (α lyrae) dont les coordonnées sont bien établies ; le mouvement a une vitesse qui a été précisée et qui est de l'ordre de 19 kilomètres à la seconde.


    Pour le virement promis, merci de faire preuve de patience, il y a en effet pénurie de stylos à Constantine alors laissez moi juste le temps de trouver une autruche et qu'elle consente à me prêter une plume

    Merci encore d'être passé et passez une très bonne journée.

    Posté par ecpc, 02 novembre 2010 à 06:57
  • Lieu fixe dans l'espace

    L'interret de l'astronomie à notre époque est qu'elle se clarifie "en vieillissant".
    Force est de constater que rien ne peut etre "fixe" dans un univers en perpétuel mouvement... sauf peut-etre une direction, mais une direction n'est pas un point.

    Posté par Fixe, 08 avril 2014 à 18:13

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